Au coeur de la jungle urbaine

L’artiste de street-art Mona Caron habille les façades des immeubles des grandes villes avec de gigantesques fresques murales représentant des mauvaises herbes, qui poussent au milieu du béton. C’est sa façon de rendre hommage « à la résilience de ces êtres qui ne faisaient pas partie du plan, mais continuent à revenir, à pousser et à se lever ». Ces ouvrages incluent aussi des idées issues de conversations spontanées avec les habitantes des villes qui les abritent, ainsi que de l’histoire et de la culture locales. C’est sa façon d’attirer l’attention sur les thématiques concernant la défense de l’environnement.

                                                                                                          Photo : benicchio      Certains droits réservés

La photo ci-dessus montre une fresque qui surplombe le viaduc Minhocão à São Paulo, Brésil, réalisée par l’artiste. La plante peinte, qui est basée sur l’ achyranthes aspera, une herbe présente dans des rues environnantes, semble se lever du toit d’une station service, apportant ainsi une surprenante touche « verte » au centre ville de la mégalopole.

Et comme la poésie aussi chante le cœur qui ce trouve derrière les soi-disantes « jungles de béton », voici un acrostiche en hommage à São Paulo :

 

Superlative et singulière

Accueillante et effrayante,

On l’a dit l’envers de l’envers de l’envers

Puissante, pourtant fragile,

Allergisante et attachante,

Universelle, de toutes les couleurs,

Laïque et œcuménique,

Omniprésente dans mon cœur.

                                   Margaux Gondaro

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